Vu dans les médias et sur Publius : l'argumentaire massu des partisans de traité constitutionnel européen.

Jack Lang déclare sur RTL, qu'un "non" français aurait un effet négatif pour la candidature de Paris pour l'organisation des J.O. en 2012. En ajoutant que les Espagnols avaient, eux, déjà voté "oui", ce qui conférerait un avantage indéniable à la candidature de Madrid !

Odon Vallet, historien des religions, qui déclare sur Canal + que le non au référendum, c'est non à Jean-Paul II. Parce que personne n'a fait autant pour la réunification de l'Europe que Jean-Paul II. Seulement, on veut plus des Polonais, on veut plus des Hongrois, des Tchèques et bientôt des Bulgares et des Roumains à bas salaires !

Dominique Perben déclare, quant à lui, que l'Europe, c'est la France en plus grand. Merci Dominique... Candidat suivant ?

François Bayrou nous assure, lui, que si le "non" l'emporte, "il pleuvra plus de quarante jours".

Maurice Leroy, député UDF du Loir-et-Cher nous dit sur France Info :

"C'est déjà en soi tellement formidable que les Européens se mettent d'accord sur un projet commun de Constitution qu'à la limite, la constitution, moi je me fiche de savoir ce qu'il y a dedans, je signe pour le principe !".

Pour finir, un petit discour de Frits Bolkestein, le 6 avril 2005, sur France Inter :

"Il y a deux formes de démocraties. Il y a les démocraties directes et les démocraties représentatives. Moi je suis partisan de la démocratie représentative et les référendums n'ont pas de place dans cette forme de démocratie (...) Les élus doivent décider. C'est pour cela qu'ils ont été élus."

Je crois que finalement, je vais finir par n'avoir plus aucun scrupule à voter non !