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Deliriums très minces

On a bien le droit de délirer parfois, non ?

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jeudi 18 mai 2006

Mais à quoi ça sert ?

Devinette : Regardez la photo suivante et donnez moi l'utilité de cet objet.

Attention ! Je vous préviens ça risque d'être dur à trouver !

Et bien il s'agit du cadenas d'entrée de notre jardin posé gracieusement par notre proprios pour venir remplacer la fermeture défaillante de notre porte d'entrée (qui ne veut plus se fermer). La chaîne, le cadenas et le petit anneau en pate qui durci et qui ne tient rien du tout (et qui depuis est tombé tout seul !) constitue donc notre protection contre les agressions externes.

Et on ne rigole pas !

Bon c'est pas tout ça mais maintenant que c'est tombé, va falloir qu'on ramène le tout à notre agence !!!

samedi 6 mai 2006

Régression

Mais c'est quoi donc ?

Solution demain, si l'un de vous trouve, bien sûr ! ;-)

jeudi 4 mai 2006

La Loi

Depuis que la Loi avait été votée, nombreux sont ceux qui, croyant pouvoir passer à travers les mailles du filet, s'étaient vite vus dépassés par les éléments. Nombreux étaient ceux qui croupissaient en prison, pour na pas avoir réussi à réfreiner leur passion culinaire, en contrevenant ainsi délibérément à la Loi. Mais la Loi menaçait aussi les gens de bonne foi. Encore plus nombreux étaient les naïfs, ceux qui n'avaient jamais milité dans le moindre mouvement de libération culinaire, ceux qui n'étaient liés ni de près ni de loin au Mouvement pour l'Exeption Culturelle, tout ceux-là croupissaient eux aussi dans les geôles gouvernementales. Mon père et mon frère faisaient partis de ceux-ci.

Mon père appartenait à l'ancienne génération, celle qui n'a pas du tout vu venir subreptissement la Loi, celle qui allait, sans se poser la moindre question, tous les matins, chez le boulanger, comme un rituel. Mon père. Je me le rapelle, alors que j'étais encore minot, prétextant me faire apprendre mes leçons de trigonométrie - lui qui était professeur de français ! - pour en fait me raconter ses histoires à lui, celles d'une autre époque, celle de l'entre-deux-guerres. Je me souviens ainsi très bien d'une fameuse leçon rébarbative sur pi et autres nombres occultes, où la conversation avait très vite dérivé sur son histoire à lui. La boulangerie, tous les matins de sa vie, dès sa plus tendre enfance, il y était allé. Bien sûr, pendant la seconde guerre mondiale, il avait du ruser avec les tickets de rationnement, mais, tant bien que mal, la baguette parisienne arrivait quotidiennement dans ses mains à la maison. Mais avant cela, il y avait eu cette fameuse année, l'an 19 après la grande guerre, pendant laquelle mon père n'alla pas à la boulangerie. Le père de mon père, fervant communiste, ne se remettait pas de "la pause dans les réformes" annoncée par Léon Blum. Le Front Populaire était en train d'éclater, et la situation économique, juste avant la prise de pouvoir du jaune (c'est ainsi que mon grand-père, visionnaire, appelait ce traitre à la nation qu'allait devenir Pétain) était pire que jamais. Le prix de la baguette ayant explosé et mon grand-père s'étant fait viré pour syndicalisme actif, la boulangerie était devenue cette année-là un endroit pour gens riches, ce qui excluait notre famille.

Mon père n'ira plus jamais à la boulangerie. Il est au fond d'un trou à Fleury-Mérogis.

Sa dernière visite à la boulangerie, les gendarmes l'attendaient. Ils lui ont signifié les multiples infractions qui lui valaient son arrestation.

  • Non respect du droit des boulangers. (Mon père avait bien acheté sa baguette, mais il avait eu le tort de nous en faire profiter le midi en nous servant chacun un morceau gratuitement, alors que nous aurions du payer une licence pour cela)
  • Contre-façon culinaire. (Mon père avait eu l'idée, en voyant les gateaux dans la vitrine du boulanger, de nous faire une tarte aux pommes ce jour-là...)
  • Dévoilement de mécanismes cullinaires protégés. (Mon père, au moment de la galette des rois, avait toujours pour habitude de regarder comment était faite la galette, par en-dessous, pour donner ainsi secrètement la part avec la fêve à mon fils.)

Là où ça se gatait, c'est que les gendarmes s'étaient rendus compte que ce type d'agissement ne datait pas d'hier. Depuis que la Loi obligeait les boulangers à garder pendant un an les listings des achats de leurs clients, nombreux avaient été ainsi coincés avec les circonstances agravantes de récidive retenues. Mon père n'avait rien vu venir, son humeur léthargique habituelle n'étant même pas troublée par le cliquetis des menottes autour de ses poignets. Je sais qu'il ne suportera pas longtemps l'enfermement. Je m'attends d'un jour à l'autre à le voir basculer de l'autre côté du miroir, loin dans les brumes de l'éther.

Mon frère, quant à lui, c'est tout autre chose. On est venu l'arrêter à la maison, alors qu'il était en toute bonne foi en train de créer un blog cullinaire, sur le modèle de celui de Nawal, dont l'arrêt de son blog aurait pourtant dû lui mettre la puce à l'oreille. Mise à disposition d'autrui de recettes, c'est le motif le plus grave. L'idiot a voulu faire le fanfaron en voyant les énormes moyens déployés pour son arrestation. Quand on lui a demandé son nom, il a répondu : "Landru... Henri Désiré Landru !" Quelle bêtise : il en a pris pour 20 ans.

Vous comprendrez aisément que, depuis, moi dont la timidité et l'inconstance étaient souvent raillés auparavant, je me retrouve maintenant engagé dans la résistance active auprès du Mouvement pour l'Exeption Culturelle. Ces gens-là sont formidables, dire que je les traitais d'ayatollahs avant ! La lutte active est pourtant la seule solution. Je sais pourtant que nous ne sommes pas les plus forts. Un jour ou l'autre, tout cela cessera. Comme pour mon père. Comme pour mon frère. J'ai fais passer ma femme et le petit à l'abri en zone libre, chez un sympatisant du côté de Bruxelles. Mais je sais qu'un jour j'entendrai des coups sourds à ma porte. Je sais qu'ils fouilleront partout. Qu'ils retourneront mon appartement. La cachette de la recette de clafoutis que je garde préciseusement sera sans doutes découverte tôt ou tard. Combien de temps pourra résister le doudou de mon fils face à une pince à épiler de la Police Nationale ?

Ce billet constitue ma participation au Dix-moi dix mots de mai de Kozlika.

samedi 1 avril 2006

Grenelle 2006

Jacques Chirac n'a pas annoncé le retrait du CPE. Mais avec l'annonce de futurs accords de Grenelle, notre président, se sentant libéré de toutes pressions politiques en cette fin de rêgne, a brusquement pris conscience de la réalité sociale de notre pays. Le choix même de reprendre le nom des accords qui avaient eu lieu entre l'Etat, le patronat et les syndicats , le 28 mai 1968, prouve que Jacques Chirac veut frapper les imaginations avant de se retirer, et ainsi rentrer dans l'Histoire, comme son prédecesseur l'avait fait en étant à l'orginine de l'abolition de la peine de mort.

On s'autorise en effet à penser, dans les milieux autorisés, que les propositions faites en leur temps en 1968 par le Général vont être reprises et proposées textuellement aux syndicats salariés et étudiants dans les tous prochains jours. A savoir :

  • Augmentation de 35% du smic. (Smic horaire brut passant de 8,03 à 10,85 euros et smic mensuel brut passant de 1357,07 à 1832,04 euros)
  • Hausse de 10% des salaires.
  • Réduction du temps de travail. (32 heures payées 35, soit 4 jours travaillés 8 heures / semaine)

L'UNEF ne serait pas disposée à accepter ces conditions tant que le CPE ne sera pas effectivement abrogé. Dominique de Villepin aurait déclaré en aparté qu'il serait pret à faire un effort pour augmenter le SMIC jusqu'à 45% mais qu'il ne fallait pas compter sur lui vivant pour abroger le CPE. Tous les espoirs de voir se conclure un accord rapidement sont donc relancés.

En ce 1er avril, il semble que le pouvoir et son peuple aient enfin une chance de se réconcilier.

mardi 14 février 2006

C'est la fête !

Retrouvez ici tous les tracts à insérer sur vos blogs !

dimanche 5 février 2006

Dialogue bruxellois

Ce dimanche, Bruxelles, non loin de la place du grand sablon, dans un bar...

Elle : "Commande donc une seconde tournée de Kriek !"

Moi : "N'oublie pas que je conduis quand même..."

Elle : "Oh, ça va, c'est pas fort la Kriek !"

Moi : "Que tu dis !... Ca peut soulever une voiture quand même !"

Elle : "..."

samedi 7 janvier 2006

Ca vous dirait un ping-pong ?

Non, rassurez-vous, je ne veux pas me mettre au sport ! Je voulais juste vous signaler, comme ça, en passant, que je vais participer au ping-pong organisée par la Peste (alias Kozlika) et le Choléra (alias Xiaojie) Le Ping-Pong est un jeu bloguesque de la même trempe que l'Hôtel des Blogueurs aux règles du jeu qui peuvent paraitre un peu compliquées, mais qui se révèlent en fait assez simples :

Appliquer des consignes d'écriture données par les meneurs de jeu (phase ping)

Trouver et appliquer les consignes d'écriture des autres joueurs (phase pong)

Bien sûr, les concertations étant interdites et le secret de rigueur, les billets que je publirai sur le blog du ping-pong le seront sous un pseudonyme autre que celui habituel de Droop. A vous d'essayer de deviner lequel ! Le jeu commence lundi 9 janvier pour se terminer normalement 2 mois plus tard.

Il se peut que pendant cette phase de concours ma production kolkhozienne baisse un peu, alors, pour patienter, rendez-vous ici très bientôt !

jeudi 5 mai 2005

Avec le temps...

Les premiers symptomes sont apparus, imperceptiblement. Ta pathologie est maintenant clairement diagnostiquée. C'est traitre, au début, tu n'y faisais pas trop attention, mais maintenant, le doûte n'est plus permis.

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vendredi 22 avril 2005

Référendum : votez pour Vatican III !

Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs,

Le Saint-Esprit m'a désigné, moi, Georg Ratzinger, pour vous guider, mes fidèles brebis, et pour ne pas que vous cédiez aux sirènes maléfiques sataniques du modernisme. Moi, Georg devenu benoîtement Benoît, seizième du nom, en homage à mon illustre prédecesseur, celui de la plus belle guerre, celle que je préfère, mon colon, celle de 14-18. En hommage à celui que l'on surnomait affectueusement le "Pape boche", c'était la moindre des choses, moi qui ai servi dans mes primes années les jeunesses hitlériennes ! Aussi, mes colons, je vous le déclare solennement : Vatican III sera un peu mon troisième reich à moi ! J'ai décidé, dans un soucis d'oeucuménisme démocratique, de vous soumettre, le 29 mai prochain, mon projet de traité constitutionnel Vatican III. Vatican II, c'était bath. Vatican III, non de Dieu, ça va déchirer sa race ! Sa mère Marie-Madeleine la pute !

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vendredi 1 avril 2005

KOLKHOZE.com piraté (poisson d'avril 2005 !)

Mon fournisseur de nom de domaine (amen.fr) m'a prévenu hiers soir que mon compte avait été "visité" par plusieures sources d'origines inconnues. Ce matin, j'ai eu la désagrèable surprise de reconnaître ces "sources inconnues" via ma boite e-mail free qui était totalement saturée, et ce malgrè l'anti-spam. Il semblerait que mon blog soit la victime directe de personnes n'ayant pas apprécié un de mes articles. Heureusement que je sauvegarde toujours tous mes articles en trois exemplaires car ce matin également j'ai eu la surprise de voir dans mon interface d'administation de mon blog Dotclear que l'on avait supprimé certains billets. Je ne peux vous en dire plus pour le moment car j'hésite à porter plainte à la gendarmerie. (mais je me dis que les gendarmes n'y connaissent souvent strictement rien en enquêtes sur le web...)

Cependant,d'après ce que j'ai pu constaté de prime abord, il semblerait que mon article incriminé soit celui que j'avais fais sur l'Homéopathie, et que des personnes soutenant cette cause s'en prennent par tous les moyens à mon site et mon matériel informatique.

J'ai le regret de vous annoncer que ce blog va fermer pour quelques temps, au moins tant que la sécurité de mes accès et celle de mon ordinateur ne seront pas assurées.

Je suis d'ailleurs obligé de poster ce billet, qui ne sera pas, je l'espère, le dernier, depuis le cyber café qui est heureusement à deux pas de chez moi.

Désolé par avance si vous rencontrez dans les jours qui suivent des problèmes d'accès à certaines pages du site.

Merci d'éviter de m'envoyer des mails de questionnement ou de soutien qui ne feraient qu'encombrer un peu plus ma boîte. Pour ceux qui la connaisse, vous pouvez toujours m'envoyer un mail à l'adresse de mon boulot.

Encore désolé pour ces désagréments, en espérant pouvoir poster de nouveau bientôt.

Droop.

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