Sénat

En premier lieu, on peut penser à la dernière polèmique à la mode chez nos amis politiciens : la modification du calendrier électoral en 2007. Partant du constat que normalement il aurait du être organisé cette année là, hasard du calendrier, 5 élections majeures, le gouvernement voudrait décaler l'année d'après les deux élections locales que sont les les municipales et les cantonales pour ne laisser en 2007 que les élections nationales que sont les présidentielles, les législatives et les sénatoriales... A priori rien à dire, vu que 5 élections sembleraient impossibles à réaliser en une année, mais, comme toujours avec l'UMP, derrière cette intention louable se cache un gros bug : le fait que les sénateurs sont élus par des grands électeurs constitués pour la grande majorité des conseillers municipaux. Actuellement, et depuis toujours, le sénat reste à droite car il y a toujours eu une majorité de conseillers municipaux de droite en France, à cause de la sur-représentativité des communes rurales par rapport aux citadines. Bref, il semblerait logique que les conseillers municipaux soient renouvelés avant les sénateurs qu'ils éliront, logique toute démocratique. Mais de cela l'UMP n'en veut pas, car elle sait qu'elle prendra sûrement une branlée aux municipales, donc ce serait un risque de voir le sénat passer à gauche ! D'où la petite manipulation d'inverser municipales et cantonales, ce qui ferait que, cas unique sous la 5ème république, le renouvellement sénatorial se ferait pour la troisième fois (2001, 2004, 2007) avec le collège électoral issu du scrutin de 2001 ! (collège électoral qui était alors ultra majoritairement de droite !). Donc tout ceci a provoqué un tollé dans les rangs de la gauche et la question sera posé au conseil constitutionnel.

Malheureusement, une fois de plus, la question est la mauvaise !

Car la vrai question aurait été : pourquoi existe-t-il encore au 21ème siècle une haute chambre sénatoriale qui ne sert à rien, qui coûte cher, et qui sert de refuges pour hommes politiques en bout de course ?...

Ces contestations éléctorales en rappellent une autre, celle de la motion de censure ayant renversé la coalition gauche-indépendantiste au profit de la droite à Papeete. En attedant, chose unique là aussi, la Polynésie française a désormais deux présidents, et on voit mal comment la situation pourrait se débloquer ! La gauche réclame là de nouvelles élections.

Malheureusement, une fois de plus, la question est la mauvaise !

Car la vrai question aurait été : pourquoi autorise-t-on un escroc de la bande du RPR, a être président ? (Non, je n'ai pas parlé de Chirac, mais de Gaston Flosse !) Quand est-ce qu'une loi interdira à tout homme politique mis en examen d'être candidat à une élection ? Quand est-ce que les immunités politiques seront abolies ? (Chirac ? Hum!) Quand est-ce que de réelles peines d'innéligibilité (à vie, pourquoi pas !) seront appliquées ? (Juppé ? Hum!)

Et pendant ce temps là, un Robin des Bois, prenant aux pauvres pour donner aux riches, déclarait :

"On ne doit pas être traité moins bien parce qu'on a plus !" (sic)

Qui a osé dire çà à propos de l'Impôt sur la Fortune ?... Sarko, bien sûr... Il nous ferait presque pleurer sur le sort des milliardaires français !

Malheureusement, une fois de plus, la question était la mauvaise !

Car la vrai question aurait été : pourquoi ne pas traiter mieux ce qui ont moins ?

Question idiote, pourquoi pas réduire les inégalités tant qu'on y est ?! Ah! ah! ah!