Le juste prix du travail
Par Droop le samedi 10 juin 2006, 19:05 - Politique - Social - Lien permanent
Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je vais lancer un débat que vous pourrez enrichir dans les commentaires. Ce débat a été entamé suite au billet de Palpatine [1] qui nous annonçait un heureux évènement (la signature de son premier contrat de travail) et qui se "plaignait" [2] que "ça ne paie pas" alors qu'il gagnera plus de 2400 euros bruts par mois.
Après ma remarque qu'il a jugé pertinente, Palpatine a consacré un billet pour s'expliquer un peu mieux, pour dénoncer la condition de l'ingénieur en France et pour dire que ce qu'il reprochait le plus c'est qu'une grande partie de son salaire était variable et non garantie.
Goon fit une réflexion très interessante en commentaires, en proposant l'instauration d'un salaire maximum.
Tout d'abord, je tiens à remercier Palpatine, qui, au lieu de répondre par l'insulte à quelqu'un qui émet une remarque (comme c'est malheureusement souvent le cas dans la blogosphère), a excellement réagit en précisant ses propos et en élargissant le débat.
Car le débat, je l'élargis encore, par une foultitude de questions : que vaut, au fond, le travail ?
Doit-il être rémunéré prioritairement en fonction des études ? de l'intelligence du sujet ? de sa créativité ? de ses résultats ? De la pénibilité de son travail ?
Si ce n'était que cela, comment estimer alors la valeur d'un peintre, d'un footballeur ou d'une rock star ?
Un ouvrier du bâtiment qui travaille dans des conditions extrêmes ne devrait-il pas prétendre à un salaire équivalent à l'ingénieur qui a dessiné les plans de ce bâtiment dans un bureau climatisé ?
Pire : quels sont les métiers réellement utiles ? Un métier superflu (animateur télé) peut-il être payé beaucoup plus qu'un métier essentiel (boulanger) ?
Pourquoi, comme l'indiquait Palpatine, dans de plus en plus de métiers, dont le mien, le salaire se fait de plus en plus sous une forme variable (intéressement, participation, prime) qui n'intervient pas dans le calcul de la retraite, qui n'est pas taxé pour la sécurité sociale, qui n'est pas garantie l'année suivante ?
Pourquoi, toujours comme l'évoquait Palpatine, le salaire n'est il que très rarement lié au mérite ? Pourquoi vaut il mieux parfois ne rien faire et ne rien proposer plutôt que faire avancer son entreprise tout en revendiquant pour faire évoluer sa carrière ?
Enfin, cette idée de salaire maximum est elle bonne ? Pour cela, il faudrait qu'elle soit indexée sur le salaire minimum. Il y aurait ensuite deux problèmes essentiels à résoudre : trouver une valeur à ce salaire maximum (et donc faire accepter à tout ceux qui gagnent plus de réduire leur train de vie) et ensuite faire que ce salaire maximum s'applique à toutes les professions. (comment l'appliquer par exemple à un acteur qui travaille au cachet ?)
Je ne suis pas sûr que ce salaire maximum ne serait pas contourné : les actions, stock options, l'immoblier... constituent une grande part du capital des riches de ce monde tout en étant pas considérés comme du salaire.
De plus, les primes diverses (intéressement, de licenciement ou primes parachutes...) doivent elles être prises en compte dans ce salaire maximum ?
Vaste débat en perspective....
Je vous demanderai seulement de me préciser deux chiffres :
- A partir de combien d'euros net par mois par personne estimez-vous que l'on puisse vivre "confortablement" ?
- A combien fixeriez-vous le "salaire maximum" ?
Allez, je prends tous les risques en répondant à ces questions peu évidentes :
- 1600 euros
- 15 000 euros
A vous de jouer !
Commentaires
Hé bien, puisque je suis tant cité, je me dois d'inaugurer les commentaires ;). Bon, je ne sais pas si tout le monde voit dans quoi on met les pieds, mais même Kant ou Marx se sont déjà cassés les dents dessus. Et les solutions apportées ces dernières années sont les unes plus débiles (dans sa première acception ; quoique la deuxième aussi, en fait) que les autres : capitalisme, "communisme" à la Russe (mouais, autoritarisme primaire surtout) ou à la Chinoise (si si, c'est eux qui le disent, je vous jure), franchement bien bancal tout ça.
Sinon, on a aussi la solution à la Rousseau/Proudhon, mais ça impliquerait d'abandonner la notion de propriété, je ne suis pas sûr que nos amis individualistes (ie 95% au moins de la population ; et étrangement, ceux qui n'ont rien sont très communautaristes avant d'avoir quelque chose...) ne seraient pas forcément d'accord...
Ce qui est certain, c'est qu'actuellement, si vous cherchez un bon plan, c'est plombier, ou garagiste à son compte. Ingénieur, c'est assez moyen. D'un point de vue strictement professionnel, du moins. Mais mieux vaut-il décidément rester assez ignorant, dans la vie, ça évite de se poser trop de questions (bizarres) genre, "quelle est la valeur du travail ?"
Sinon, un salaire convenable, celui que je vais toucher, c'est bien, parce que je peux pas vivre sans mes opéras, moi :p. Sérieusement, ça dépend (beaucoup) de là où l'on habite, et de ce que l'on veut faire à part manger/boire/dormir, ie les fonctionnalités végétatives améliorées de tout être humain... Pour l'instant, je touche (attention, c'est royal, seul Renault paie les "ingés" de très grandes écoles plus que moi) 1024€ brut par mois (800 et des brouettes après impôts) pour un boulot d'ingénieur (et de bon ingénieur, sans me vanter), parce que je suis stagiaire ; vive la CAF (et les pâtes).
Concernant le salaire (et son maximum), il faut aussi prendre en considération les responsabilités mises en jeu. Tout à l'heure, j'étais à la caisse du supermarché, une cliente râlait pour une erreur (et le pire, c'est que c'est finalement elle qui s'était trompée), et je me suis dit que franchement, être au contact du client ainsi, je ne voudrais vraiment pas. Et puis je me suis rappelé aussi que mon chef (ou du moins le chef de mon chef) mènes des pouparlers (enfin, "réunions") avec un vendeur d'avions de chasse bien connu, assez souvent, et qu'ils sont pires que la madame pas contente (et plus vicieux, ils essaient de faire passer comme acquis des choses qui ne sont pas dans les spec, par exemple). La différence entre la caissière et mon boss, c'est que dans le premier cas, le litige était de 40 centimes d'Euro (et elle nous a foutu en retard pour ça -_-; ), tandis que dans le second, on parle que de quelques millions d'Euros et d'armement plus que lourd...
D'un autre côté, une personne qui mérite vraiment un salaire aussi élevé que plusieurs millions d'€/an (hypothèse, hein), par rapport aux responsabilités qu'il endosse, c'est quand même grave : ça veut dire que la vi de milliers de personnes dépend du bon vouloir, ou de la disponibilité d'un seul. Mais on n'est tous humain, après tout. Regarder, être multimillionaires en vendant des pneus, ça n'empêche pas de mourir bêtement en allant pêcher du gros poisson ; en revanche, c'est vrai que tout le monde tout à coup l'adore, alors qu'on voulait le crucifier quelques années plus tôt (et pour de justes raisons, non ?)...
C'est l'humain, le problème, j'ai trouvé, je m'en vais l'enlever du système :D (encore une réminiscence de "Wargame", si vous n'aviez pas capté ^^)
Oups, wiki pas powaaa qui a cru à un lien en plein milieu de mon texte (heu, l'adresse mail est publique ? :s Arg)
Mail et problème wiki supprimés, palpatine ! A demain à l'opéra !
Juste pour dire qu'un garagiste ou un plombier ne sont pas forcément ignorants, qu'ils se posent forcément la question de la valeur du travail vu qu'ils la facturent et que, peut-être, que s'ils ne répondent ici , c'est justement qu'ils bossent...
J'ajoute un volet à cette réflexion sur la valeur du travail. Par exemple, on peut se demander : par quels savants calculs arrive-t-on à payer les femmes moins cher que les hommes pour un même travail ? Ou pour parler des métiers dont les hommes ne veulent pas, je peux vous citer l'exemple de ma cousine qui garde des enfants : elle est payée 1,25 € de l'heure par enfant... (certes, elle n'exerce pas dans une grande ville). Ce n'est pourtant pas facile de s'occuper d'enfants toute la journée.
Des nouvelles du monde : une boîte (ça commence par "Co", ça finit par "mi" et ya "fra" au milieu) vient d'embaucher 2 jeunes gens pour la modique somme de 38.000€ (brut, sans compter la partie variable), qui n'en sont pourtant qu'à leur 2 mois et demi de stage de fin d'étude dans une école SUPérieure d'ÉLECtricité. Pourtant, quand j'avais postulé là-bas, on m'avait assuré que tout le monde était logé à la même enseigne. Ce qui avait tendance à être confirmé lorsqu'ils avaient donné un contrat de travail prêt-à-signer à mon pote, pour 32K€ ("misérable et ridicule" fut sa réaction). Décidément, le monde est beau, n'est-il pas ? (je mets au défi les 2 jeunes hommes de savoir écrire 2 lignes de code corrects d'affilée dans le langage de leur choix... Ah ? On me souffle que ne rien connaître pour être ingénieur n'est pas un problème de nos jours... Alors, si c'est comme ça...)
Zut, je n'avais pas raffaîchi la page avant de poster. Philippe, faut pas le prendre mal, mais un gargiste ou un plombier, ça sort du collège avec un niveau de merde, alors qu'un ingénieur, même s'il passe son temps à picoler, il a quand même réussi une prépa ; les gens imaginent mal le gouffre monumental qu'il y a entre les différentes sections et les différents niveaux (une fois, une amie en seconde me demande si je me rappelle comment on fait un produit scalaire ; quiconque a fait une prépa Math Sup/Spé "MPSI/MP" vient de mourir de rire devant son écran, trop long à expliquer pour les autres, dsl). Ce n'est pas du snobisme, c'est la réalité, à ce niveau c'est pire que de prétendre qu'un bac S vaut un bac L qui vaut un bac ES... Maintenant, ça n'empêche pas de réussir dans la vie :
Résultat des courses :
Quand je dis "faire plombier ou garagiste", je déconne pas du tout : j'en connais un des 2 (le plombier) qui a une grosse mercedès et s'est fait construire une baraque de 300m² dans la pinède (mais pas très loin de la ville, les joies Marseillaises). Quant aux garagistes, je préfère ne pas acheter de voiture, histoire de ne pas leur donner tout mon salaire pour sérrer 3 vis... :D D'un autre côté, désolé, mais les années de (dures) études, on peut y mettre toute sa vie à les rattraper (comme ma momon), on n'y arrivera tout simplement jamais (et pourtant, elle ne bosse plus, ma momon, donc ça fait gagner 40h/semaine pour se cultiver ; mais elle est loin d'être bête quand même)...
Bon, la belle bleue, c'est pas pour dire, mais garder des enfants, ma grand-mère le faisait, ma cousine aussi (et faut voir son niveau scolaire, elle a réussi à être coiffeuse à 22 ans...). Bref, la question est toujours de savoir si n'importe qui (ou presque) a le niveau pour faire telle ou telle chose, sachant que "qui peut le plus peut le moins" (même si c'est pas vrai, je fais même pas le ménage chez moi, j'vois mal comment je le ferai chez les autres :p ; mais ça nécessite un bac -5, pas un bac +5, c'est ça l'idée). C'est peut-être injuste (ou pas trop), mais on peut tout de même réussir, y'a qu'à voir mes grands-parents. Maintenant, si faire des ménages rapportent plus que créer des progs qui font voler quelques millions d'€ (et que si ça se crache, bonjour la responsabilité), je suis sûr que tout le monde va choisir la première solution, et c'est pas sûr que ça fasse beaucoup avancer l'humanité...
Bon, j'arrête-là, des fois, on croirait que chuis libéral (gasp), alors que pour moi, la solution est toute simple : tout nationaliser.
1 - Grrr... je commence par la fin : tout nationaliser = on en sort, au siècle dernier. Les dégats collatéraux sont assez considérables. Mais faire fonctionner des marchés libres, ça c'est plus dur et plus subtil quand il s'agit d'en éviter les abus !
2 - ascension sociale (spectaculaire) de ta famille : bravo, c'est rare à ce point ; mais je te signale que désormais, statistiquement, tu as bcp bcp moins de chances de le faire (lire Louis Chauvel : y en a sur mon blog)
3 - les salaires, c'est d'abord le client qui le définit = tu lui fais gagner du fric ? tu seras bien payé ! Et ainsi de suite, sauf les perversions statutaires dans les grosses boites : un diplôme vaut tant, même si son titulaire est un con. ET ça fige en quelques décennies, ce genre de système...
4 - la confusion mentale dans ce domaine vient souvent de ce que l'on confond les marchés libres (qui sont une bonne chose) avec le capitalisme, dont la définition est de le pas les aimer et de ne chercher que des positions de rentes
5 - l'ultime différence devrait être entre ceux qui prennent des risques (les entrepreneurs) et ceux qui n'en prennent pas, ou peu : la majorité des salariés
6 - c'est faux qu'on choisit le moins = faire le ménage étant moins épanoussaint que de faire des programmes, on fera la seconde, même si c'est moins payé, parce qu'il y a des perspectives --alors qu'il y en a peu dans le ménage !
7 - refuser de se toruver face au client (même quand c'est un sale con) c'est refuser de se trouver au coeur de l'économie, la vraie : la rencontre des "désirs" ! Donc ne te plains pas de rester enfermé dans un statut ; donc un revenu fixe.
Et toc ! Le donneur de leçon du dimanche a frappé !
Mais, sérieusement, il n'y a de plafond aux revenus professionnels (notion plus large que celle des salaires) que celle que tu fixes. Si tu es entrepreneur, c'est la pertinence des services que tu rends qui fixe le plafond...
Avec une limite macro économique : quand au niveau d'un pays, on tranfère 10 points de PIB des revenus pro à la valeur ajoutée, quand les ecarts de revenus entre les déciles extrèmes dans les entreprises passent de 40 à 400 en 20 ans, on se dit qu'un petit Marx de banlieue de ferait pas de mal dans le paysage.
1. Comment ça, on était dans un pays communiste ? :| Les services publics (et pas tous), à la rigueur, mais c'était loin d'être le cas pour _toutes_ les entrprises. Ou alors on parle des machins pas bien définis à l'Est, mais bon, on sait bien ce que ça valait... En tout cas, du libéralisme, j'y bosse, même la vente d'arme maintenant doit être rentable (moi qui fait ça par patriotisme...), je t'expliquerai ce que ça donne (Eisenhower l'avait bien prévu, en tout cas).
2. Bah, ascension sociale à la main, quand même ; on n'a pas gagné le gros lot, faut voir mon oncle, il va bosser plus de 100h/semaine (il se lève à 5h du mat' un dimanche pour changer les pièces dans les machines, on rêve... Aucun employé ne veut le faire, d'ailleurs, sont pas fous ; et moins riches). Ceci dit, je sais très bien que maintenant c'est moins possible. Mon père avec ses études bancales à commencer par siffler des trains et dirige maintenant environ 700 personnes (une bonne partie du Sud de la Provence, les p'tites gares) ; ou encore le père du petit ami de ma soeur qui est directeur de je ne sais plus trop quoi (assurances, je crois), fort riche (même si on ne dirait pas, les Italiens expatriés, c'est radinisme jusqu'au bout :p ), et pourtant il n'a pas le bac... Moi, je ne me risquerais absolument pas là-dedans : en étant ingénieur de nos jour, on se retrouve en intérim de luxe ; ce n'est pas un hasard si tous les jeunes veulent devenir fonctionnaires (mais comme l'État vend tout, ça n'arrange pas les choses, cf petit 1)
3. La première partie est théorique (les théories du libéralisme, toussa ; c'est le patron qui négocie, et le salarié qui ne négocie pas avec le patron, il se fait arnaquer surtout ; et tout le monde se met d'accord sur les tarifs à appliquer bizarrement, la phrase qu'on m'a le plus sorti c'est "désolé, on ne monte pas", du coup, tout le monde payait pareil, et moi j'avais tjs pas de boulot, je suis le premier dans la merde, eux les seconds seulement...). Le coup des diplômes, ça se voit tout le temps ; c'est même pire, regarde de quelles écoles sortent nos dirigeants... L'ingénieurie est similaire aux politiques qui sortent de l'ENA, et qui ne sont cependant même pas foutu de baragouiner 3 mots dans une autre langue que le Français (et sont pour au moins 80% des crétins finis, juste de bons gros débrouillards qui exploitent le système à fond, ils ont été formés pour).
4. Il est tout à fait vrai que confondre marché libre et capitalisme est une faute commune (que je fais, j'avoue, parce que trop interdépendants dans notre système). Mais d'un point de vue moral strict, cela ne repose-t-il pas sur la notion de concurrence ? Sur le fait qu'il faudra nécessairement des pauvres pour qu'il y ait des riches, l'âme même de toute concurrence, qui finit par un classement quantitatif (richesse ou pouvoir, en l'occurrence) ?
5. Peut-être. Et que dire de ceux qui échoue pour manque de chance ? Que faire de ceux qui réussissent de manière immorale ? Bill Gates mérite-t-il d'être la première fortune professionelle au monde, en ayant réussi le coup de génie d'eploiter la crétinité abérrante de la population mondiale, y compris des dirigeants (encore plus grave), nous mettant dans un merde sans nom pour un bon bout de temps ? (allez, un exemple bien de chez moi : les documents secrets défense en .doc ou .xls, illisibles dès qu'on n'a plus word, ou même entre différentes versions du soft ; et la migration vers OOo n'est pas à l'ordre du jour, dans tous les cas l'intégrité de la nation est dans les mains de technos civiles -- et de préférence étrangères...)
6. Oui, c'est un peu ce que je dis, c'est moins épanouissant. Mais regardons de plus près : je connais des gens, qui toute la sainte journée, étudie des centaines de pages de logs en hexadécimal à la main (oui, en 2006, ça se fait encore). Je ne vois pas ce que ça a d'épanouissant. Et s'ils se plantent, c'est au mieux un retard de quelques temps qui coûtera au maximum quelques centaines de milliers d'Euro, et au pire, un système qu'on envoie pour défendre le pays et qui va planter comme un quiche. Une paille, quoi... (et t'as vu les conditions de travail maintenant ? On peut m'envoyer n'importe où, si je ne suis pas content, je dégage, j'appelle pas ça le privilège des études :s )
7. "des désirs", muhahahaha. Allez, à la louche, 99.9% des clients ne savent pas ce qu'ils veulent, demandent n'importe quoi, se rendent compte que les spec étaient pourries, n'avaient pas vu les coûts cachés, bref, c'est neuneuland en permanence. Insupportable. J'appelle pas ça "au coeur de l'économie", mais "au coeur de l'imbécilité" ; c'est par leur faute, après tout, s'ils demandent quelque chose, c'est qu'ils ne sont pas (ou plus) foutus de le faire, non ? Il n'en reste pas moins que dans tous les cas, ce n'est jamais ce qui est demandé qui est livré, et comme ce n'est pas ce qu'il faudrait dans l'absolu non plus...
Bon, vu l'heure, je suis le répondeur au donneur de leçon du lundi
D'accord pour le petit Marx de banlieu ; et chuis sûr que le langage incaptable (ou presque) d'économiste au milieu, c'est juste comme les docteurs qui parlaient un mauvais latin
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