Cette campagne est étrange. Rien à voir avec les deux précédentes. On aurait pu s'attendre, comme en 2002, à une absence totale de programmes ou d'idées originales de la part des candidats. Il n'en est rien. On aurait pu s'attendre, après le précédent tout sécuritaire fâcheux de 2002, à une remise en cause des médias et à une plus grande objectivité journalistique. Il n'en est rien. On aurait pu s'attendre à des débats passionnés ravivant comme jamais le clivage gauche-droite sur la blogosphère, première campagne présidentielle réellement couverte par le média-citoyen, après les formidables débats participatifs du référendum sur le TCE. Il n'en est rien : la blogosphère, paralysée par l'hypothèse Sarko, et sans doute un peu machiste, préfère viser le centre.[1]