Flashback
Je me rappelle il y a de ça maintenant un paquet de temps, notre cher président Mitterand était sur la fin de son mandat (et accessoirement la fin de sa vie). Se posait donc la question de savoir qui remplacerait le vieux chnoc.
A l'époque, les socialistes avaient demandé à Jacques Delors de se présenter mais ce dernier avait expliqué son désintérêt et on avait donc sorti Lionel Jospin.
Le petit nicolas et Balamou
On se rappelle également avec émotion le grand coup de pute qu'avait fait à l'époque Edouard Balamou (avec un jeune Sarkozy) à Chirac en se présentant alors qu'il n'était pas le candidat "officiel" du RPR (que Chirac s'empressera de renommer en UMP pour éviter les rapprochements avec les nombreuses affaires qu'on lui connait).
Sans trop de surprise, on a donc vu le "grand con" [1] arrivait au pouvoir avec toutes les belles promesses qu'il nous avait fait : les essais nucléaire [2], la réforme des retraites [3], la réduction de la fracture sociale [4] j'en passe et des meilleurs.
La dégringolable de Chirac - 1ier acte
Un peu malmené par la réforme des retraites, un jeune champion (j'ai nommé Dominique de Villepin) conseille à Chichi de dissoudre en avance de quelques mois l'assemblée nationale le 21 avril 1997. On connaît la suite et l'arrivé de la cohabitation Chirac-Jospin.
Se passe donc 5 ans pendant lesquels Chirac ne fait pas grand chose et où éclate les affaires de corruption du RPR. Mais Chichi arrive a s'en tirer en usant les procédures et en jouant sur son statut de président.
Vient ensuite le temps des élections. Suite à une campagne plus que minable de notre ami Jospin et un Chirac en pleine forme, on se retrouve donc avec une putain de surprise : 2nd tour Chirac - Le Pen. Sans surprise, notre brave Chichi (mais oui, les français le trouvent sympathique) est élu à 82,21%. Une première pour un pays démocratique !
Pour parachever le tout, les français laissent le gouvernement prendre une majorité absolue à l'assemblée nationale. Je rappelle juste au passage que Chichi a été élu par une majorité de gens de gauche. Après la claque qu'on s'était pris, je pensait qu'on allait trouver une occasion d'exprimer notre mécontentement. Mais non, à l'époque nos chers médias avaient dit que Chichi devait avoir sa majorité afin qu'ils puissent travailler tranquillement. Circulez ! Y'a rien à voir ! 363 députés UMP sur 577 à l'assemblée et on sait ce que ça a donné ...
NON !!!
Donc après quelques temps de politique de droite surréaliste (diminution des impôts pour une certaine catégorie de français, décentralisation, réforme des retraites et de l'assurance maladie sans concertation avec les partenaires sociaux) arrive inévitablement ce qui arrive à Chirac chaque fois qu'il est au pouvoir : tout le monde est dans la rue.
Comme Mister Raffarin reste inflexible et qu'arrive les échéances électorales, arrive ce qui doit arriver, le français vote épidermique. Tout d'abord avec les régionales en 2004 où la droite perd 13 régions pour un score finale de 20 régions sur 22 à gauche !!! Du jamais vu (encore) avec participation exceptionnel de 65 % au second tour !
Ensuite vient le temps du référendum sur le traité constitutionnel du 29 mai 2005. Là aussi, on a droit à un score sans surprise : les français disent "non" à Chichi et à sa clique. Mais un petit malin sort son épingle du jeu le petit nicoco.
En revoir Rafafa, bonjour Villepin (dans ta tronche)
Notre vilain petit canard est donc retourné dans sa région sous les sifflets (il perd lors des régionales sa région contre Ségolène Royale) et on nous parachute un presqu'inconnu du public (qui n'a par ailleurs jamais été élu par le jeu des urnes) : Villepin.
Comme nous l'avons vu, Ce brave homme n'en est pas à son premier galop d'essai et est déjà à l'origine de belles conneries avec par exemple la dissolution. Mais rassurons la ménagère de moins de 50 ans, on a toujours notre ami Sarko planqué au coin du bois.
Dans un premier temps, ça se passe plutôt bien : le 1ier ministre est beau gosse, sûr de lui et s'amuse à faire tourner le nabot en bourrique. On retiendra l'épisode de la plage où l'on voit un 1ier ministre qui fait poireauter le ministre de l'intérieur.
Seulement voilà, vient le temps de faire passer des réformes. Et quels réformes ! J'ai nommé le CNE et le CPE !
Arrogance et mépris
Parce qu'il en faut pour considérer les français à ce point comme de la merde. Tout d'abord en usant de la loi 49-3 alors que l'hémicycle leur est acquis ! Tout ça pour gagner 1 semaine !
Ensuite en ne voulant pas rencontrer les syndicats et en arguant que la loi était déjà en place ! Dans le genre dialogue de sourd, on ne fait pas mieux !
Mais le pire était à venir
Parce qu'il faut vous le dire, j'ai commencé à rédiger ce billet il y a quelques temps et je l'avais un peu laissé de côté. En effet, je n'étais pas encore assez inspiré pour le finir. Mais je dois vous dire qu'avec les événements de ces derniers temps, j'ai cru un moment avoir la berlue !
Imaginez mon étonnement ! Un ministre qui fait accuser un autre ministre de son gouvernement dans une affaire de blanchiment d'argent !
Un ministre de l'intérieur qui expulse des gamins sous prétexte qu'ils ne sont pas français. Rappelons à ce petit monsieur un passage de la déclaration Universelle des droits de l'homme : Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
Messieurs, les mots me manquent pour qualifier la révulsion que vous m'inspirez.
La revanche
Oui, rigolait mes chers amis, nous arrivons bientôt à une échéance qui me sera cher : les élections !
Parce que dans mon cher pays, il y a de ça quelques années, des gens se sont battus pour un truc qui s'appelle les élections au suffrage universelle. Rigolez bien parce que vous risquez bien de vous prendre un vieux retour de baton dans les dents aux prochaines élections.
J'en appelle à tous les citoyens capable de se servir de sa carte d'électeur de se rendre aux urnes. Pour voter quoi ? Ce que vous voulez ! Et faîtes que Le Pen et Sarkozy ne se retrouve pas au second tour, ça m'embéterait beaucoup que mon petit Antoine se rappelle d'un fasciste comme étant son premier président !
Notes
[1] comme aimait l'appeler le grand Charles http://www.dailyjungle.net/index.php?idarticle=137
[3] Qui fut à l'origine des grandes grêves de 1995 et la popularité extraordinaire de Juppé (avisé par les conseils éclairés de notre cher Dominique de Villepin)
[4] Et oui, Chirac adore faire de l'humour